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| Contributors | Type of contribution | Writing language |
|---|---|---|
| Jacques Pinto | Français | Hébreu |
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Ecrites dans les années soixante et largement révisées ensuite, les nouvelles qui composent Les Terres du chacal évoquent toutes (sauf une) la vie au Kibboutz et à partir de là, les problèmes de l’individu face à l’existence communautaire. La vie au Kibboutz, c’est précisément ce que Amos Oz peut dire, raconter mieux que personne. Il l’a choisi lui-même dès l’âge de quatorze ans. Oublions d’emblée, semble-t-il nous dire, le mythe du kibboutnik glorieux, qui cueille les plus belles oranges du monde, ou les plus beaux avocats, le sourire aux lèvres et le cœur en paix. La vie en communauté est dure, exigeante, et elle l’est tous les jours. Or, au Kibboutz vivent des hommes et des femmes qui sont aussi comme les autres, avec leurs colères, leurs enthousiasmes, leurs passions. Et leurs amours. Comment est-ce possible sous le regard des autres ? Sans oublier l’ennemi qui n’est jamais loin, que ce soit l’Arabe ou le chacal, ou la vipère des sables ou le sable qui envahit tout, les jours où souffle le vent du désert. A travers d’inoubliables personnages, campés avec force, Amos Oz démystifie un des aspects essentiels de la société israélienne d’aujourd’hui. Rien n’échappe à son regard qui sonde les cœurs et les âmes. Mais que ce soit Damkov, qui veut violer la petite Galila, ou Geula qui meurt littéralement de désir, ou le malheureux Gideon qui se tue en sautant en parachute au-dessus du kibboutz – il les aime, ses héros. Il nous dit, nous répète : voilà, ils sont ainsi. Et le kibboutz aussi. Et la société israélienne aussi. Et c’est en les voyant lucidemment que nous les comprenions mieux, dans toutes les contradictions de l’humaine condition, ses malentendus et ses tensions, ses questions sans réponse, ses solutions de fortune. Et toujours, ses indéracinables espoirs.